Développement

J’ai tapé mon enfant et je culpabilise

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Cher(e)s Lecteurs, Lectrices,

eh ben non! il ne faut pas en être fier en effet.  :-), enfin normalement….

Avant d’être père, je pensais que…

Que taper son enfant n’impactait pas son bon développement.
En effet, nous rétorquions toujours que l’éducation à la manière antillaise passait obligatoirement par les coups et que cela ne nous avait pas mis en échec.
De plus en passant par un simple processus d’auto-analyse, malgré les coups et sanctions que nous avons reçus, nous allons « tous » très bien aujourd’hui.

Mais qu’en sait-on réellement ?

Mais que sait-on réellement des conséquences que l’éducation reçue par nos parents a eu sur nous ?….A vrai dire pas grand chose.
Sommes-nous colonisés par des phrases ou des gestes qui réveillent en nous cette voix intérieure qui sans cesse nous invective, et développe une piètre image de nous-même ?
Ne sommes-nous pas majoritairement victime, d’une mémoire traumatique et de tout son cortège de peur, d’angoisse, de détresse et de souffrance ?

Sans être un spécialiste en la matière, je vais m’avancer en disant que cela a très certainement établi des barrières psychologiques et que ces dernières ont très certainement altérées notre confiance en notre et notre altruisme au cours de votre vie.
Considérons maintenant, que je dis la stricte vérité et que je suis l’un des psychologues-psychanalystes-pédopsychiatres-sociologues les plus courus de la Caraïbe. 

Je rencontre fréquemment des parents, m’avancer que dès lors qu’un père ne peut plus frapper ses enfants en Guadeloupe, au nom du droit des enfants, il ne peut plus les élever et se faire respecter.
Mais attention ! il ne faut pas confondre autorité et violence. On peut faire preuve d’autorité sans élever la voix ou sans frapper.

Inspiration : Pourquoi ce sujet ?

L’idée de cet article m’a été inspirée par un échange avec un ami (qu’on appellera Caliméro)
et j’ai eu envie de tenter de vous expliquer (de vous convaincre) du pourquoi nous devons « essayer » de ne plus taper nos enfants.

(La scène se déroule chez SOOPA SOUP  vers 20h, sur la plage de Sainte-Anne-Guadeloupe)

  • Caliméro : Si j’ai pris des coups c’est que je le méritais
  • Harry.K (Moi) : Pourquoi tu le méritais, c’était la seule solution ? qui mérite des coups ? qui mérite d’être victime d’actes violents ?
  • Lui : Quand mes parents me disent d’arrêter et que je continue, c’est que je méritais des coups pour arrêter.
  • Moi : ……..
  • Lui : …….
  • Moi : …….
  • Lui et Moi : ……
  • Moi : Donc tu es prêt à recevoir des coups de tes parents par ce que tu le mérites ? 
  • Lui : …..mmmmh ! (le regard hagard)
  • Moi : Mais du ‘coup’, il n’y a que tes parents qui en ont l’autorisation où il y a moyen de profiter de l’offre ?
  • Lui et Moi : (éclats de rire)
  • Moi : Elémentaire mon cher Stockholm !

Vous savez quoi ? : c’est l’heure de la remise en question

Nous avons tous pensé comme cela. Avec un peu de recule et de maturité, c’est choquant non ?
« On le méritait, car ce sont nos parents et ils savent ce qui est bon pour nous ou pas. »
De toutes les manières, il est trop tard pour vous, il n’y a plus de rébellion possible !

Mais peut être que nous pouvons épargner nos enfants de ce type de fonctionnement et de reviviscence. Qu’en pensez-vous ?

Voici comment je perçois et que je « tente » (je reste un être humain) d’appliquer avec mon fils.

L’Éthique de réciprocité : la règle d’Or

La règle que je tente d’appliquer avec mon fils est simple.
Il s’agit du principe de l’Éthique de réciprocité et s’applique pour adultes en direction des enfants et réciproquement.
Elle est basée sur la maxime : « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse. »
C’est une règle qui, par extension, peut et doit s’appliquer dans notre quotidien avec notre entourage (famille, amis, collègue, ennemis …)

Allez, je fais juste une petite digression, pour aller plus loin, parce que vous me le demandez, mais bien parce que c’est vous.
Voici une liste des règles non-exhaustives que nous transgressons inconsciemment :

  • Forcer votre toupiti à faire une activité ou le culpabiliser parce qu’il refuse de la faire.
  • Presser votre toupiti , lui mettre la pression pour qu’il se dépêche.
  • Ne pas laisser votre toupiti emporter un jouet qui lui tient à cœur lors des sorties.
  • Forcer votre toupiti à manger.
  • Faire du chantage.
  • Laver le visage de votre toupiti avec un gant d’eau froide, sans le prévenir, par derrière.
  • Prendre votre toupiti pour le changer sans le prévenir.
  • Dire à votre toupiti qu’il est sale, qu’il pue.
  • Forcer votre toupiti à dormir.

Hey ! mettez vous à la place des enfants ?
Qui aimerait subir l’une de ces choses ? allez ! soyez un peu altruiste les amis.

Interview (fictif) avec Madame Montessori (01/08/2017)

Harry.K (Moi) : Bonjour Madame Montessori, bienvenue dans la ville de Sainte-Anne. Que pensez-vous de mes assertions ?
Maria.M : Bonjour Monsieur Kancel. Merci de me recevoir dans cette magnifique ville de la Guadeloupe.
Vous avez parfaitement raison.
En fait, le crédo de poche de l’éducation devrait être : Respecter l’enfant car l’enfant respecté respectera.
Moi : Pouvez-vous illustrer vos propos svp ?
Maria.M : S’il y a de la casse, par exemple, plutôt que de gronder et punir l’enfant, lui apprendre à réparer comme on le ferait.
Moi : C’est comme si on le considérer comme un invité à qui l’on dirait « c’est pas grave » alors ?
Maria.M : Tout à fait ! Il faut se défaire d’une autorité violente.
De plus, taper l’enfant c’est lui signifier qu’il n’est pas respectable, que les plus grands ont le droit de taper les plus petits
et qu’on peut même taper si on aime puisqu’on le fait pour son bien.
Moi : Ah wai ? c’est chaud quand même…pour son bien.
 Pour ma part, cela m’est arrivé de taper mon fils une fois et j’ai culpabilisé à un niveau extrême. Que faire dans ce cas ?
Maria.M : Dans ce cas, Monsieur Kancel, n’hésitez à vous excuser, à demander pardon lorsque vous vous êtes emporté. « Nous n’avons pas à avoir l’air invincible »! 
Moi : Oui je n’ai pas hésité à le faire d’ailleurs face à l’incompréhension de mon fils. Le taper m’a fait plus de mal à moi qu’à lui.
Maria.M : Oui ! mais alors attention ! Ne pas donner de fessées… ne veut pas dire pour autant ne rien dire! 
Maria.M : Vous savez, Monsieur Kancel, vous avez le droit d’être d’accord ou pas, mais selon moi il ne faut ni punir ni récompenser puisque dans les deux cas, elles induisent une dépendance à l’adulte tout puissant qui les distribue!
Maria.M : Communiquer, parler, écouter. Si l’enfant reproduit régulièrement un comportement inacceptable c’est qu’il cherche à dire quelque chose, écoutons le.  »
Moi : je vous remercie, pour cet éclairage, je dois rencontrer Céline Alvarez sur la plage de Sainte-Anne demain soir afin d’avoir son avis sur la question.

Pourquoi ne faut-il pas taper son toupiti ?

Voici quelques pistes de réflexion autour de la question que nous donne Jan Hunt.
Son site, The Natural Child Project, est une mine d’informations.
(Source : http://www.naturalchild.org/jan_hunt/tenreasons.html)

Yonn (1) : Frapper les enfants leur apprend à frapper. De nombreuses études sont désormais disponibles et étayent la théorie selon laquelle on trouve une corrélation directe entre les châtiments corporels dans l’enfance et un comportement agressif ou violent en tant qu’adolescent ou adulte. Il n’est pas un seul dangereux criminel qui n’ait été régulièrement menacé et frappé en tant qu’enfant. La nature a prévu que les enfants apprennent attitudes et comportements par le biais de l’observation et de l’imitation des actions de leurs parents, pour le meilleur ou pour le pire. Il est donc de la responsabilité des parents d’être un exemple d’empathie et de sagesse.

Dé (2) : Dans bien des cas de ce que l’on appelle un « mauvais comportement », l’enfant ne fait que répondre de la seule manière qu’il connaisse, selon son âge et son expérience, pour signaler que ses besoins de base ne sont pas assouvis. Parmi ses besoins, on trouve : un sommeil et une nourriture appropriés, le traitement d’allergies parfois cachées, de l’air frais, de l’exercice et assez de liberté pour pouvoir explorer le monde autour de lui. Dans notre société toujours si pressée, peu d’enfants reçoivent assez de temps et d’attention de la part de leurs parents, qui sont souvent trop distraits par leurs propres problèmes pour traiter leurs enfants avec patience et empathie. Il est sûrement mauvais et injuste de punir un enfant parce qu’il répond d’une manière naturelle à la sensation d’un besoin important qui est négligé. Pour cette raison, la punition n’est pas seulement inefficace à long terme, elle est également injuste.

Twa (3) : Le châtiment empêche l’enfant d’apprendre à résoudre un conflit d’une manière efficace et sensible. Comme l’éducateur John Holt l’a écrit : « Lorsque nous effrayons un enfant, nous l’empêchons tout net d’apprendre ».
Un enfant frappé est concentré sur son sentiment de colère et ses fantasmes de revanche. Il est ainsi privé de l’opportunité d’apprendre des méthodes plus efficaces pour résoudre le problème auquel il fait face. Ainsi, un enfant frappé apprend très peu de la manière dont il doit, à l’avenir, réagir face à des situations similaires, ou comment éviter ces situations.

Kat (4) : Le proverbe « Qui aime bien châtie bien », bien que souvent cité, vient en fait d’une mauvaise interprétation de l’enseignement de la Bible. Bien que le châtiment soit mentionné plusieurs fois dans la Bible, ce n’est que dans le Livre des Proverbes que ce mot est utilisé concernant le parentage. Le Livre des Proverbes est attribué à Salomon, un homme extrêmement cruel, dont les méthodes très dures de discipline ont fait que son fils, Rehoboam, est devenu un dictateur tyrannique et oppressif, qui a échappé de peu à la mort par lapidation à cause de sa cruauté. Dans le Bible, on ne trouve rien qui étaye une discipline dure en dehors des Proverbes de Salomon. En revanche, les Evangiles, les plus importants des livres pour les Chrétiens, contiennent l’enseignement de Jésus, qui incite à la pitié, au pardon, à l’humilité et à la non-violence. Jésus voyait les enfants comme étant proches de Dieu et a exhorté à l’amour, et non pas au châtiment.

Senk (5) : Les châtiments interfèrent avec le lien noué entre le parent et l’enfant, car il n’est pas dans la nature humaine de se sentir plein d’amour envers quelqu’un qui nous fait du mal. Le véritable esprit de coopération, auquel chaque parent aspire, ne peut se développer qu’à travers un lien très fort, basé sur des sentiments mutuels d’amour et de respect. Le châtiment, même lorsqu’il semble fonctionner, ne peut produire qu’un comportement bon en apparence, car celui-ci est basé sur la peur, ce qui ne peut arriver que lorsque l’enfant est assez âgé pour résister. Par contre, la coopération basée sur le respect sera instaurée pour de bon, et sera à l’origine de nombreuses années d’un bonheur mutuel tandis que l’enfant et son parent vivront ensemble.

Sis (6) : De nombreux parents n’ont jamais appris, au cours de leur propre enfance, qu’il existe des manières positives de nouer une relation avec les enfants. Lorsque le châtiment ne permet pas d’obtenir les buts poursuivis, si le parent ne connaît pas de méthodes alternatives, il y a un risque d’escalade vers des châtiments de plus en plus fréquents et des actions dangereuses à l’encontre de l’enfant.

Set (7) : La colère et la frustration, lorsqu’elles ne peuvent être exprimées sans risque par un enfant, restent en lui ; les adolescents en colère ne surgissent pas de nulle part. La colère qui s’est accumulée pendant des années peut causer un choc aux parents dont l’enfant se sent à présent assez fort pour exprimer sa rage. Le châtiment peut permettre d’obtenir un « bon comportement » les premières années, mais ce sera toujours au prix fort, payé par les parents et par la société tout entière, lorsque l’enfant atteindra l’adolescence, puis l’âge adulte.

Uit (8) : Le châtiment corporel transmet le message à la fois dangereux et injuste que « la force fait loi », et qu’il est acceptable de frapper quelqu’un, tant qu’il est plus petit et plus faible que soi. L’enfant conclut alors qu’il est possible de maltraiter les enfants plus jeunes ou plus petits. Lorsqu’il deviendra adulte, il ressentira peu de compassion pour ceux qui auront eu moins de chance que lui, et craindra ceux qui seront plus puissants. Cela va donc entraver la création de relations significatives qui sont si essentielles à une vie bien remplie en termes d’émotions.

Nèf (9) : Parce que les enfants apprennent à travers les modèles que représentent leurs parents, le châtiment corporel transmet le message que frapper est une manière appropriée d’exprimer ses sentiments et de résoudre des problèmes. Si un enfant n’a pas l’occasion d’observer ses parents résoudre des problèmes d’une manière créative et sensible, il peut lui être difficile d’apprendre à le faire lui-même. Pour cette raison, il reproduira souvent ce type de parentage incompétent sur la génération suivante. Une éducation douce, soutenue par une forte fondation d’amour et de respect, est la seule véritable manière d’obtenir un comportement recommandable, basé sur de puissantes valeurs personnelles, plutôt qu’un « bon » comportement superficiel, basé uniquement sur la peur.

« La violence éducative, un trou noir dans les sciences humaines »

Voici l’explication que donne Olivier Maurel, fondateur de l’OVEO (Observatoire de la Violence Educative Ordinaire).
Dans son livre, La Violence éducative, un trou noir dans les sciences humaines, paru (juillet 2012) aux éditions L’Instant, l’auteur montre à quel point la violence éducative ordinaire perturbe notre vision de la réalité : n’y a-t-il rien de plus simple à comprendre qu’un enfant à qui l’on n’apprend pas la violence… a peu de chance de devenir violent ?

« En réalité, l’explication de ce phénomène est simple. Comme la quasi-totalité des enfants, les chercheurs ont subi la violence éducative (tapes, gifles et fessées chez nous, bastonnades dans les siècles passés et dans beaucoup de pays aujourd’hui), à un âge où ils étaient entièrement dépendants, et de la main même des êtres qu’ils aimaient le plus au monde et qui étaient leurs modèles. Ils l’ont subie à un âge où ils n’avaient aucun moyen de la contester et où elle les a persuadés qu’ils étaient insupportables et désobéissants de nature et qu’il n’existait pas d’autres moyens de les élever que de les frapper pour les «corriger».

Cette certitude, implantée très tôt dans leur cerveau y est devenue un axiome indiscutable et, quand ils cherchent les causes de la violence, la dernière cause à laquelle ils penseraient est le traitement qui leur a été infligé «pour leur bien» par leurs parents auxquels ils étaient si attachés. Et, malheureusement, les livres qu’ils écrivent ne font que renforcer dans l’opinion publique la certitude que la violence humaine prend sa source dans le psychisme des enfants.

La violence éducative est donc un «trou noir» dans les sciences humaines. Sa méconnaissance non seulement nous empêche de prendre conscience de l’origine de la violence, mais aussi altère notre connaissance de la nature humaine et de nous-mêmes. »

J’ai tapé mon fils…et je n’en suis pas fier

Oui, ça m’est arrivé de le taper une fois ou de faire preuve de force provocant des pleures.
Je m’en souviens le cœur serré.
Ses yeux globuleux noyés dans l’incompréhension la plus totale témoignaient d’une anesthésie émotionnelle.
Mon sentiment de culpabilité étant monté rapidement à une état critique et en réalisant que je m’étais moi-même trop vite emporté,
je l’ai pris dans mes bras et me suis excusé.
J’ai très rapidement conclu que mon geste était une solution de facilité de ma part.

Du coup, j’ai tenté la punition de la mise à l’écart, la fois d’après !
Je crois que je n’ai pas tenu 30 secondes….(quel manque d’autorité le gars !)

Et jusqu’à maintenant je n’ai pas trouvé la « sanction » qui va embêter mon fils.
J’ai encore le sentiment de le faire souffrir abusivement.
je suis mal à l’aise et à mon avis ça ne marchera pas !
Selon moi, pour punir, la conviction est nécessaire. Auquel cas, un enfant sentira qu’il y a une échappatoire possible.

D’après Claude Halmos, psychanalyste, « La punition qui va marcher, c’est celle que le parent se sent capable de tenir ».

Pour être franc avec vous, j’ai toujours plus mis en avant l’écoute et l’échange.
D’ailleurs, dès ses premiers mois, je me suis engagé à pratiquer la langue des signes avec mon fils, et je trouve que cela a été très bénéfique pour nos premiers échanges : boire, manger, dormir, eau, musique, jouer.
A chaque pleure, il pouvait s’exprimer avec la LSF (langue des signes française).
Aujourd’hui, je reste sur la méthode du dialogue, de la patience et de la répétition.
Ça demande beaucoup de maîtrise de soi quand on a des envies d’exploser. Mais c’est à nous aussi parents de faire un travail sur nous et de garder en tête que nous étions aussi des enfants.

(Si vous voulez des conseils pour la LSF, n’hésitez pas à me contacter.)

10 minutes de méditation font mieux que la punition

L’école Coleman de Baltimore (Etats-Unis) a décidé de remplacer la punition par de la méditation et les résultats sont étonnants! Vous avez bien lu. Dans cette école, si un élève fait une bêtise, au lieu d’être puni ou envoyé dans le bureau de la directrice, il est envoyé dans la salle de méditation. Ne ressemblant pas vraiment à une cellule de prison, cette pièce est colorée et agréable, remplie de coussins sur lesquels s’asseoir. Les enfants sont encouragés à faire des exercices de respiration et de méditation pendant quelques minutes. Recentrés et calmés, ils ont la possibilité de parler sur ce qui s’est passé en classe.

Cette initiative fait partie du programme Holistic Me. Les études ont montré que la méditation de pleine conscience en classe rend les élèves plus calmes et plus attentifs. Et les parents en profitent aussi! Vous voulez essayez? Pour méditer de façon simple et progressive, installez l’app de méditation Namatata qui s’appuie sur les dernières recherches scientifiques.

(source : https://zentonik.fr/10-minutes-de-meditation-font-mieux-que-la-punition/)

En conclusion

Les mains devraient protéger, pas frapper !
oui ! conslusion un peut baclée, mais la phrase est si pertinente.

 

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Harry Kancel

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