Développement

Quelle différence y a t-il entre jouet et activité ?

Rédigé par Harry Kancel

Le temps estimé pour cet article est de : 3 minutes

Bonjour chèr(e)s lecteurs, lectrices,
 
Quelle différence y a t-il entre « jouet » et « activité » ?
Cette question a été le sujet de l’un de mes échanges avec la directrice de l’école maternelle de mon fils.
Je tenais donc dans cet article à vous faire un compte rendu de cet échange très formateur.
 

Oh tracteur rouge !  Mon beau tracteur rouge !

C’est lors du premier anniversaire de mon fils, que cette interrogation existentielle m’est venue à l’esprit.
Devant l’offre pléthorique des magasins de jouets, on se retrouve vite piégé dans la spirale chronophage du « ka pou mwen chwazi ? » (Que dois-je choisir ?) .
Oui ! Des heures à se triturer les méninges sur le choix du présent : quels jouets acheter ? ou peut être des livres ? ou peut être des CDs ? Jeux éducatifs ? un gros tracteur rouge ?
Allez hop !!! un gros tracteur rouge !
 

Analyse et réflexion après les festivités

Après les festivités, une fois les cadeaux déballés et dépaquetés, nos enfants se retrouvent en tête à tête avec une horde de jouets à la sauce Toy Story.
Pour ma part, mon fils adorait ses cadeaux et plus particulièrement son tracteur rouge.
Mais en observant sa manière de jouer, mes premières interrogations se sont levées.
Qu’est ce que cela lui apporte ? Qu’apprend t’il ? A quoi pense-t-il ? Aurais-je du choisir un jeu éducatif ? Que doit-il apprendre ? Doit-il apprendre quelque chose ?…?…? !!!

Omodehep ! Madame la directrice pouvez-vous m’éclairer ?

 

Les jouets conduisent souvent à amasser sans intérêt scientifique.
 
En effet, le désir de possession de nos enfants, ne doit pas nous réjouir car il n’est pas constructeur.
A contrario, constituer des collections est une activité qui permet de développer leur esprit mathématique. 
L’activité permet la répétition voire le perfectionnement et la satisfaction d’un besoin intérieur.
Une fois ce besoin satisfait, l’activité sera aussitôt délaissée pour laisser place à une autre.  
 
Une activité a un but, un début et une fin. 
 
 
Attention ! Il faut bien observer nos toupiti, car ce qui n’est pas une activité pour nous parents, peut en être une pour nos enfants.
Exemples : Remplir un seau de coquillages, le renverser et recommencer plusieurs fois. 
Observer les gouttes d’eau qui s’écoulent de la table vers le sol suite au renversement d’un verre.
 
Le choix des activités doit être fait avec minutie car celles-ci doivent permettre d’isoler la compétence à travailler.
  

En bref,

Un enfant n’a pas besoin d’un environnement sophistiqué pour apprendre.
Il a besoin de motifs d’activité. Le véritable travail mental n’épuise pas l’enfant mais lui nourrit l’esprit.
Il faut donc intégrer les jouets dans une activité.
Dans le cas du tracteur rouge, il peut servir à transporter des objets trouver dans le jardin, d’un point A vers un point B.
En créant une histoire et en mettant en scène d’autres jouets ou figurines. 
Si vous avez tout un tas de petite voiture vous pouvez créer moult scénarios avec. 
Faites jouer votre imagination !
 

Ne rien faire est aussi créateur

Les récentes études en neurosciences ont montré que la non-activité permet au cerveau de créer, de trouver des solutions, d’inventer.
Laissons aussi les enfants ne rien faire
Attention !  pas pendant des jours entiers ! 
C’est à vous d’observer votre toupiti et d’apprendre aussi de lui afin de savoir s’il faut l’accompagner ou pas dans son activité.
 
 
Allez ! J’attends vos retours d’expériences et avis.
 
 

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